Combien dépenser pour la relâche?

Les Tropiques ou le ski? La radio et la télé s’évertuaient cette semaine à rechercher une foule d’activités pour les familles; sports, musés, cinéma…. Il faut « remplir la semaine de relâche » Il ne faudrait surtout pas que les enfants s’ennuient. De plus ils doivent avoir beaucoup à raconter au retour à l’école.
Et si on planifiait notre temps plutôt que notre argent pour cette semaine tant attendue?
Des souvenirs de mon enfance, j’ai oublié à peu près tout ce que mes parents m’ont acheté et bien des sorties Ce qu’il me reste d’eux maintenant qu’ils ne vivent plus? Le souvenir de moments de relations privilégiés, seule avec l’un de mes parents, le regard doux et aimant qu’ils posaient sur moi, des moments où rien ne se passait d’autre, que d’ÊTRE ensemble.
Dans notre rythme de vie effréné ou l’on souhaite tout AVOIR et tout donner à nos enfants, tout FAIRE afin qu’ils puissent avoir tout fait, tout essayé, on oublie d’ÊTRE tout simplement. Être ensemble. Parfois ne rien faire, à d’autres moments, faire des choses aussi simple que bercer notre enfant, peu importe l’âge, jouer à la cachette, cuisiner des biscuits, jouer aux cartes… De ces choses qui ne coûtent rien et qui laissent de riches souvenirs au parent tout autant qu’à l’enfant. Pas d’écran.
Je n’ai rien contre un voyage dans le Sud pour la relâche, la découverte d’un musée et des sorties en famille. Toutefois, à la maison aussi, sans stimulis d’aucunes sortes, des moments magiques s’inscrivent dans nos souvenirs. Facile à oublier dans ce monde de consmmation de toutes sortes.
Le docteur Russell Barckley a élaboré une façon de jouer avec un enfant, qui selon une multitude de parents, ”fait de la magie” , en ce sens que suite à ces périodes de jeux, l’enfant veut faire plaisr à ses parents et collaborer davantage avec eux.
En voici une adaptation que j’ai appelé « Le 20 minutes ». Chez les petits, il est connu comme « Le temps de jeu avec sonnerie », puisque c’est une sonnerie qui met fin à cette période de temps
Voici en quoi consiste « Le 20 minutes ».
Dites à votre enfant qu’à partir de maintenant vous aurez avec lui des périodes de jeux exclusives, en tête à tête, qui dureront 20 minutes. Pour l’enfant qui n’a pas encore la notion du temps, dites-lui qu’une sonnerie indiquera la fin de ces périodes de jeu.
Déterminez chaque semaine trois périodes de 20 minutes que vous passerez avec votre enfant. Ce temps doit être consacré exclusivement à votre enfant. Un seul enfant à la fois
Il est interdit de regarder la télévision ou de jouer à des jeux électroniques durant cette période.
Vous ne répondez ni à la porte, ni au téléphone
C’est l’enfant qui décide du jeu et des règles. C’est à son tour de décider
Laissez-vous guider par votre enfant. Regardez-le faire et participez s’il le demande. Ne posez pas de questions et ne faites pas de suggestions.
Occasionnellement, donnez du renforcement positif à votre enfant. Si vous appréciez ce moment, dites-le lui
Arrêtez-vous tel que convenu après les 20 minutes
Cette période de temps est inconditionnelle. Vous aviez promis. Vous le faites.
Écrivez-moi pour m’en donner des nouvelles et bonne relâche!

Certains parents choisissent de payer leurs enfants pour les tâches ménagères exécutés, comme par exemple : laver le lavabo 1$, laver la cuve de la toilette 2$, etc.
L’arrivée d’Alexis en garderie s’exécute tous les matins dans la bousculade et en état de crise. Il est maussade, refuse de collaborer et veut tout décider. Il désire les jouets exclusivement pour lui et réclame d’être le premier en tout. Il monopolise toute l’attention de l’éducatrice nécessitant des interventions constantes pour lui répéter les consignes et les règles. À la maison, Alexis décide quand se coucher (vers 22h30), comment se coucher (en écoutant un film qu’il choisit) et décide également où il dort (dans le lit de ses parents, couché entre eux deux). Alexis décide des menus et du lieu où se prennent les repas. Lorsqu’ils ont acheté cette nouvelle maison, ils lui ont dit qu’elle était à lui, que c’était « sa » maison. Quand ils n’accèdent pas à ses désirs, Alexis les menace de les mettre dehors de « sa » maison. Ses grands-parents et sa tante Ginette se trouvent récemment toutes sortes de prétextes pour ne plus le garder.
Non seulement ils ont la mer mais plusieurs ont aussi des mères et des pères exceptionnels. Ceux que j’ai côtoyés cette semaine lors de ma série de conférences dans leur région, m’ont donné le goût d’y retourner au plus tôt. De Gaspé à Carleton, Suz-Ann, présidente du Comité de parents de la Commission Scolaire René-Lévesque et quelques autres membres m’ont transportée d’une polyvalente à l’autre. Ces huit heures de route, m’en ont appris davantage sur eux que n’importe quel tour guidé! Des gens généreux, qui s’entraident et se supportent. Des personnes qui malgré toutes sortes de difficultés, étrangères aux grands centres, affichent une joie de vivre hors du commun, fourmillent de projets, travaillent à améliorer leur sort et celui de leurs concitoyens, en plus de démontrer un positivisme contagieux.