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À propos

    Éducoeur a été fondée en 2001 par l’infirmière spécialisée en relation d’aide Brigitte Racine, diplômée de l’Université Laval, du Centre de Relation d’aide de Montréal et de l’Institut William Glasser de Californie. Intervenante en CLSC, elle est mère de deux jeunes adultes. Elle œuvre auprès des enfants et des familles depuis plus de 20 ans. En plus ... [+]

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QUOI DE NEUF CHEZ ÉDUCOEUR?


18/04/2012 par Brigitte Racine

 

Voici notre nouvelle infolettre, avec son « Truc du mois », la « Question du mois », et la section « J’ai lu pour vous ». N’hésitez pas à nous transmettre vos questions et préoccupations. Je répondrai peut-être à la vôtre le mois prochain. Les petits mots d’encouragement sont également bienvenus…

Un nouveau site web, plus convivial et plus facile à utiliser, verra le jour bientôt. Vous y découvrirez qu’il sera dorénavant possible d’effectuer des consultations privées via Skype ou par téléphone en plus de sessions de groupe (« webinaires »). Vous pourrez vous y inscrire directement de votre salon!

Des capsules vidéo vous seront également offertes sur ce nouveau site web à l’automne. Vous éprouvez des difficultés au moment du coucher avec votre enfant de deux ou huit ans? Une vidéo d’une dizaine de minutes vous proposera des moyens incitatifs vous permettant de résoudre cette difficulté. Vous rencontrez des difficultés au moment des repas; au moment de faire les devoirs et les leçons ou encore des conflits entre les enfants; lors de l’habillement; à l’heure du bain…? Vous voulez cesser de répéter et obtenir la collaboration des enfants…? Des réponses aux situations les plus fréquemment rencontrées vous seront proposées dans ces capsules.

Quoi d’autre? Un deuxième livre est en chantier et devrait être prêt pour le Salon du livre à l’automne 2012. Vous avez apprécié le premier? Celui-ci vous apportera d’autres façons concrètes d’interagir avec vos enfants. Elles seront applicables le jour même et viseront à l’épanouissement et la responsabilisation de votre enfant tout autant qu’à votre bien-être.

La Méthode ÉDUCOEUR ne cesse de rayonner et d’être accueillie comme une approche simple, réaliste et efficace dans les relations parent-enfant. Tout récemment, plusieurs centaines de parents, d’enseignantes et enseignants, d’éducatrices et éducateurs et de spécialistes de différents milieux ont assisté à l’un des 16 événements animés par Brigitte Racine qui se sont tenus du 10 au 16 mars derniers sur la CÔTE-NORD , au Québec. Transmettre les valeurs qui leur tiennent à cœur et offrir le meilleur d’eux‑mêmes aux enfants qu’ils côtoient : telle est la priorité de tous ces gens!

En ce moment, le voyage se poursuit en FRANCE alors que la Méthode ÉDUCOEUR se fera connaître par une série de 7 conférences dans différentes régions, et ce auprès de chefs d’établissements, d’assistantes maternelles, d’enseignantes et enseignants et de parents. De tous les milieux, tout comme ici au Québec, ces intervenantes et intervenants français souhaitent découvrir et appliquer une discipline positive à l’égard des enfants.




LE TRUC DU MOIS – Le temps d’exclusivité


17/04/2012 par Brigitte Racine

Afin de satisfaire le besoin d’attention, je propose la méthode développée par le docteur Russel Barklay, qui se veut un temps d’attention concentrée. Nous n’avons rien de plus important à offrir à ceux qu’on aime que notre temps. Si l’on ne consacre pas du temps de qualité aux personnes aimées, le reste n’est que mots. Et les mots sont insuffisants pour dire l’amour.

Le Docteur Barkley a constaté que malgré le fait que la majorité des parents aiment leur enfant, les répétitions quotidiennes, menaces et haussements de ton sont loin d’être reçues par les enfants comme des preuves d’amour, au contraire. Il a donc développé un outil exceptionnel qui satisfait en grande partie les besoins affectifs de l’enfant. Il nomme cette façon de faire : « La thérapie par le jeu ». On constate que lorsque l’enfant se sent important et aimé, il accorde plus d’importance aux demandes de ses parents et collabore de plus en plus.

En voici une adaptation que j’ai intitulée : « Le 20 minutes de jeu » et qui est destinée aux enfants qui ont acquis la notion du temps. Chez les petits, l’exercice se nomme : « Le temps de jeu avec sonnerie ». Vous aurez compris que c’est une sonnerie qui met fin au jeu.

Voici en quoi consiste « Le 20 minutes ».
•    Dites à votre enfant qu’à partir de maintenant vous aurez avec lui des périodes de jeux exclusives, en tête à tête, qui dureront 20 minutes. Pour l’enfant qui n’a pas encore la notion du temps, dites-lui qu’une sonnerie indiquera la fin de ces périodes de jeu.
•    Déterminez chaque semaine trois périodes de 20 minutes que vous passerez avec votre enfant.
•    Ce temps doit être consacré exclusivement à votre enfant. Un seul enfant à la fois
•    Il est interdit de regarder la télévision ou de jouer à des jeux électroniques durant cette période.
•    Vous ne répondez ni à la porte, ni au téléphone.
•    C’est l’enfant qui décide du jeu et des règles. « C’est à son tour de décider. »
•    Laissez-vous guider par votre enfant.
•    Regardez-le faire et participez s’il le demande.
•    Ne posez pas de questions et ne faites pas de suggestions.
•    Occasionnellement, donnez du renforcement positif à votre enfant. Si vous appréciez ce moment, dites-le-lui.
•    Arrêtez-vous comme convenu après les 20 minutes.
•    Cette période de temps est inconditionnelle. Vous l’en avez informé et vous vous devez de respecter votre engagement sans égard à son comportement durant la journée.

De nombreux parents m’affirment que c’est magique. Après quelques semaines de mise en place de ces périodes de jeu, un père m’a confié : « Mon fils de six ans qui n’a jamais consenti à faire son lit le matin, dès qu’il se lève maintenant, il fait son lit, le mien et celui de sa sœur! ». Rappelons-nous qu’il est dans la nature d’un enfant de faire plaisir à ses parents et aux adultes qui s’occupent de lui, pourvu qu’il se sente aimé, considéré et important. Donnant-donnant. Donnons-leur ce qu’ils nécessitent, ils vous donneront à leur tour ce que vous attendez d’eux et bien davantage.

Amusez-vous!




CONSULTATIONS INDIVIDUELLES


17/04/2012 par Brigitte Racine

CES CONSULTATIONS PEUVENT VOUS AIDER À:

  • vivre la vie de famille dont vous rêvez
  • obtenir la collaboration de vos enfants pour toutes tâches sans la menace de punitions ou promesse de récompenses
  • demander une seule fois sans répéter et leur apprendre à se contrôler et se responsabiliser
  • développer l’estime de soi de vos enfants:  le plus grand facteur de protection contre le suicide, décrochage, abus d’alcool et de drogues…

OFFRE SPÉCIALE DE LANCEMENT
3 consultations individuelles via Skype ou téléphone pour 250$

Écrivez-nous pour commander! info@educoeur.ca

 




LA QUESTION DU MOIS – De l’attention s.v.p. !


16/04/2012 par Brigitte Racine

Mon fils Lucas de dix-huit mois, jette sa nourriture par terre à tous les repas. Je lui dis: « Ce n’est pas bien Lucas. La nourriture, c’est pour ta bouche, pour manger, pas pour gaspiller! » Quant à ma fille Alicia âgée de cinq ans, elle ne mange pas si on ne lui répète pas: « Mange Alicia si tu veux être en bonne santé. Tu vas être malade si tu ne manges pas. Allez encore une petite bouchée ! » Et mon fils Charles âgé de huit ans se lève de table plusieurs fois durant le repas. Je l’informe: « Tu n’as pas terminé, viens te rasseoir! » Que se passe-t-il donc avec mes enfants qui ne cessent de venir chercher mon attention de façon désagréable ?  — Annie quelque peu découragée…

RÉPONSE
Ce doit être difficile Annie de vivre de tels repas en famille alors que tout parent espère vivre de façon agréable, ce moment en famille en fin de journée. Intelligents vos enfants qui, chacun à leur façon, ont appris que lorsqu’ils adoptent un comportement qui vous dérange, vous vous occupez d’eux. À la maison, à la garderie ou en classe, la motivation est la même. Ils ont besoin de l’attention de l’adulte; du parent, de l’éducatrice, de l’enseignant (e)… Lorsque ce besoin n’est pas comblé de façon gratuite ou agréable, l’enfant se comportera d’une façon désagréable s’il le faut, pour le satisfaire. Parfois, ce sont aussi vos limites qu’ils recherchent, jusqu’où les laisserez vous aller ?

Le besoin d’attention est tellement important chez l’enfant qu’il préfère se faire répéter les demandes, gronder, retirer un plaisir, punir sévèrement plutôt que de ne pas en recevoir du tout. Ils sont prêts à tout pour qu’on pose notre regard sur eux. Ils n’adoptent pas de tels comportements pour le plaisir, mais parce que ce besoin est vital. Une question de survie affective si on peut dire. À leur façon, vos enfants vous disent : « Occupe-toi de moi. Je suis là et j’existe. »  Lorsqu’un enfant recherche constamment votre attention, c’est qu’il en manque.

Pas étonnant que ces comportements « désagréables » vous semblent se produire plus fréquemment les semaines où vous êtes moins disponibles, les jours où vous recevez des visiteurs, les moments où vous êtes davantage fatiguées…  En fait, les jours où vous avez moins à leur offrir, ils revendiquent ce dont ils ont besoin sans tenir compte de votre état.

QUELLE ATTITUDE ADOPTER?
Assurez-vous de leur donner suffisamment d’attention positive. Plus facile à dire qu’à faire avec les exigences de la vie actuelle. Un sourire, un câlin, une petite surprise sont des témoignages de l’amour que vous leur portez et de l’importance qu’ils ont à vos yeux. Encourager leurs efforts, reconnaître et valoriser les bonnes actions et les comportements exemplaires, voilà bien le chemin pour permettre à vos enfants d’adopter une attitude agréable envers vous et son entourage. L’enfant qui se sent important, qui reçoit de l’attention positive de ses parents acceptera mieux d’être dirigé et aura le goût de leur faire plaisir parce qu’il se sent important et aimé. En rétroaction, il accordera à son tour de l’importance à vos demandes et les comportements désagréables disparaîtront en majorité d’eux-mêmes.

Plus vous apporterez d’attention aux comportements désirables de vos enfants et mieux ils se  comporteront. Si vous félicitez vos enfants chaque fois qu’ils adoptent un comportement positif, si leurs efforts pour partager, coopérer, être pacifique sont valorisés, cela les incitera à continuer. Désirez-vous passer plus de temps à gérer des comportements positifs ou des comportements négatifs? Si vous voulez gérer les positifs, renforcez-les à chaque occasion et vous en augmenterez la fréquence. Surtout, ne manquez pas de leur communiquer votre fierté et votre appréciation. Si vous êtes régulièrement en train de sévir, se pourrait-il que le positif chez vos enfants ne soit pas suffisamment valorisé?

« Arroser les fleurs, pas les mauvaises herbes! » Ce titre d’un livre écrit par Fletcher Peacock est déjà tout un programme n’est-ce pas? Donner davantage d’attention aux comportements dérangeants, c’est comme arroser les mauvaises herbes de votre jardin, elles pousseront jusqu’à en écraser et faire disparaître les fleurs.  Il ne faut pas ignorer les comportements inacceptables  mais assurez-vous « d’arroser » davantage les comportements que vous souhaitez voir se multiplier chez vos enfants et les autres diminueront d’eux-mêmes.

 




J’AI LU POUR VOUS – « Attention, enfant sous tension »


16/04/2012 par Brigitte Racine

« Attention, enfant sous tension » aux Éditions du CHU Ste-Justine de Germain Duclos. Une fois de plus, monsieur Duclos sait exprimer et illustrer de façon simple, et concrète son propos. Apprendre à gérer son stress n’est pas une réalité réservée au monde adulte, mais un apprentissage à faire le plus tôt possible dans la vie d’un enfant. Sinon, il risque d’être en détresse. Puisque l’enfant ne vit pas les stress de la même façon que nous, les adultes, on oublie à quel point il peut en subir. Quelles situations génèrent du stress chez vos enfants? Performance sportive ou artistique, résultats scolaires, réception d’anniversaire ou encore tensions familiales, pour n’en citer que quelques-unes.

Dans ce livre, l’auteur identifie les impacts du stress sur le développement de l’enfant, les manifestations physiologiques et comportementales telles que maux de tête ou de ventre, problèmes respiratoires, irritabilité, agressivité, cauchemars, etc.  Certains de ces signes ne sont pas exclusivement reliés au stress comme le souligne monsieur Duclos, mais il mentionne que lorsque le comportement ou l’humeur de l’enfant change, il y a lieu de s’interroger sur les causes de ce changement de comportement et de vérifier avec lui s’il subit des tensions.

La liste des évènements stressants auxquels est associé un pointage nous rappelle qu’un enfant tout comme un adulte ont des limites à vivre du stress et que lorsque ces limites sont dépassées, l’enfant risque de développer une maladie ou des troubles de comportements. Il est intéressant de constater qu’une réussite personnelle exceptionnelle génère plus de stress qu’un déménagement. « On constate, avec cette liste, que même des évènements heureux peuvent générer du stress. En fait, l’enfant est plutôt conservateur, et c’est la nouveauté ou les changements qui provoquent chez lui insécurité et stress », nous dit l’auteur.

Des stratégies efficaces sont proposées dans ce livre pour vous aider ainsi que vos jeunes à mieux composer afin que le stress ne se transforme jamais en détresse.




TÉMOIGNAGE – Responsabilisation et harmonie


15/04/2012 par Brigitte Racine

Mon mari et moi avons fait appel aux services de madame Racine car nous voulions d’une part amener nos enfants à devenir plus responsables de leurs actions et, d’autre part, harmoniser notre relation avec nos enfants. Madame Racine se démarque par sa présence chaleureuse, son incroyable empathie et sa grande écoute. Elle saisit rapidement les besoins des parents et les enjeux auxquels ils font face. Elle a été très généreuse à notre égard du fait qu’elle a mis à notre disposition plusieurs outils susceptibles de nous aider à atteindre nos objectifs. Grâce à l’aide de madame Racine, nous avons été en mesure d’établir de nouvelles règles de comportement que nos enfants respectent maintenant. De plus, nous avons remarqué que les comportements négatifs de nos enfants ont presque disparu.

Nous recommandons vivement les services professionnels de madame Racine à tout parent désireux de rétablir l’harmonie dans son foyer et de vivre des relations riches et significatives avec ses enfants.

Inès Mahjoub
Coach professionnelle certifiée ACC
Maman d’Iris et de Noa




Combien dépenser pour la relâche?


26/02/2011 par Brigitte Racine

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Les Tropiques ou le ski?   La radio et la télé s’évertuaient cette semaine à rechercher une foule d’activités pour les familles; sports, musés, cinéma…. Il faut « remplir la semaine de relâche » Il ne faudrait surtout pas que les enfants s’ennuient.  De plus ils doivent avoir beaucoup à raconter au retour à l’école.

Et si on planifiait notre temps plutôt que notre argent pour cette semaine tant attendue?

Des souvenirs de mon enfance, j’ai oublié à peu près tout ce que mes parents m’ont acheté et bien des sorties. Ce qu’il me reste d’eux maintenant qu’ils ne vivent plus?  Le souvenir de  moments de relations privilégiés, seule avec l’un de mes parents, le regard doux et aimant qu’ils posaient sur moi, des moments où rien ne se passait d’autre,  que d’ÊTRE ensemble.

Dans notre rythme de vie effréné ou l’on souhaite tout AVOIR et tout donner à nos enfants, tout FAIRE afin qu’ils puissent avoir tout fait,  tout essayé, on oublie d’ÊTRE tout simplement.  Être ensemble.  Parfois ne rien faire, à d’autres moments,  faire des choses aussi simple que bercer notre enfant, peu importe l’âge, jouer à la cachette, cuisiner des biscuits, jouer aux cartes…  De ces choses qui ne coûtent rien et qui laissent de riches souvenirs au parent tout autant qu’à l’enfant. Pas d’écran.

Je n’ai rien contre un voyage dans le Sud pour la relâche, la découverte d’un musée et des sorties en famille.  Toutefois, à la maison aussi, sans stimulis d’aucunes sortes,  des moments magiques s’inscrivent dans nos souvenirs.   Facile à oublier dans ce monde de consmmation de toutes sortes.

Le docteur Russell Barckley a élaboré une façon de jouer avec un enfant,  qui selon une multitude de parents,  “fait de la magie” ,  en ce sens que suite à ces périodes de jeux, l’enfant veut faire plaisr à ses parents et collaborer davantage avec eux.

En voici une adaptation que j’ai appelé « Le 20 minutes ». Chez les petits, il est connu comme « Le temps de jeu avec sonnerie », puisque c’est une sonnerie qui met fin à cette période de temps

Voici en quoi consiste «  Le 20 minutes ».

Dites à votre enfant qu’à partir de maintenant vous aurez avec lui des  périodes de jeux exclusives, en tête à tête, qui dureront 20 minutes.  Pour l’enfant qui n’a pas encore la notion du temps, dites-lui qu’une sonnerie indiquera la fin de ces périodes de jeu.

Déterminez chaque semaine trois périodes de 20 minutes que vous passerez avec votre enfant. Ce temps doit être consacré exclusivement à votre enfant. Un seul enfant à la fois

Il est interdit de regarder la télévision ou de jouer à des jeux électroniques durant cette période.

Vous ne répondez ni à la porte, ni au téléphone

C’est l’enfant qui décide du jeu et des règles. C’est à son tour de décider

Laissez-vous guider par votre enfant.  Regardez-le faire et participez s’il le demande. Ne posez pas de questions et ne faites pas de suggestions.

Occasionnellement, donnez du renforcement positif à votre enfant. Si vous appréciez ce moment, dites-le lui

Arrêtez-vous tel que convenu après les 20 minutes

Cette période de temps est inconditionnelle.  Vous aviez promis.  Vous le faites.

Écrivez-moi pour m’en donner des nouvelles et bonne relâche!

 




Devrait-on rémunérer nos enfants pour les tâches ménagères qu’ils accomplissent ?


25/01/2011 par Brigitte Racine

CorvéesCertains parents choisissent de payer leurs enfants pour les tâches ménagères exécutés, comme par exemple : laver le lavabo 1$, laver la cuve de la toilette 2$, etc.  Ou encore, certains choisissent de donner un montant fixe ou forfaitaire (paye) par semaine, certains y appliqueront une déduction lors de manquements ou d’omissions… D’autres préfèrent appliquer la règle du «donnant-donnant» ou du troc… on aide ses parents et alors les parents octroient des permissions, récompenses ou faveurs, telles du transport des montants pour aller magasiner ou aller manger au resto… Il y a donc lieu de se poser la question : Devrait-on rémunérer  nos enfants pour les tâches ménagères qu’ils accomplissent ?

 

Êtes-vous récompensé pour les courses effectuées dans une semaine, la planification des repas, leur préparation,  le rangement, le transport des enfants, le ménage… ?  Pourquoi seraient-ils payés, eux ?  Si nous les rémunérons pour tout service ou tâche, quel message transmettons-nous quant aux valeurs telles que l’entraide et le partage?

 

N’êtes-vous pas de ces parents qui souhaitent voir leurs enfants heureux et fiers d’eux ?  Qu’est-ce qui nous rend fiers de nous dans la vie ?  Relever des défis, certains acomplissements, une promotion, des félicitations… et aussi le sentiment d’être bon, de faire du bien, d’être utile, d’aider les autres.  Si nous sommes payés pour tout, on passe à côté de ces moments de fierté.

 

De plus, l’enfant qui participe aux tâches ménagères apprend que, pour vivre en société, chacun doit collaborer.  De nombreux parents assument toutes les tâches parce que cela va plus vite, ou parce qu’ils veulent éviter les conflits ou parce qu’ils excusent leurs enfants : « Il a eu une grosse journée ou encore,  il est trop petit. »  Dans ces conditions, comment l’enfant apprendra-il que tout n’arrive  pas par magie et qu’en partageant les tâches autant que les plaisirs, tous et chacun pourront ainsi s’épanouir ? 

 

Plus nous commençons tôt et plus il est facile d’obtenir leur collaboration.  De plus, en devenant responsables de quelques tâches avant l’âge de l’entrée à l’école, il est plus facile pour les enfants d’accepter d’assumer leurs tâches scolaires.  Dès l’âge de 2 à 3 ans, l’enfant est en mesure d’accomplir de menus services tels mettre ses vêtements sales dans le panier à linge, ranger ses jouets dans le coffre à jouets, exécuter des tâches toutes simples. Lorsqu’il imite ses parents ou lorsqu’il se dit « capable », il faut profiter de sa motivation et l’encourager. 

 

De façon générale, les enfants devraient assumer leurs tâches personnelles : ranger leur chambre, faire leur lit, mettre leur linge sale au lavage, placer leur vaisselle au lave-vaisselle.  De plus, ils devraient assumer une petite tâche quotidienne pour le bien de toute la famille (mettre le couvert, desservir, préparer une salade…) selon leur stade de développement et de leurs compétences.  Ils devraient également assumer une tâche hebdomadaire (ménage, déchets…).  Tout cela gratuitement.

 

Comment les inciter à collaborer aux tâches ménagères ?

 

Servir d’abord de modèle.  Est-il possible pour vous d’accomplir les tâches ménagères en essayant d’y prendre plaisir, de fredonner par exemple ? Du jeu, de l’humour c’est plus attirant et motivant pour l’enfant.  Aussi, plutôt que d’exprimer son «écœurement» de tout faire seul, un parent habile indiquera ses limites et ses besoins.  Par la suite, il peut demander ce que  chacun est prêt à accomplir  et, idéalement, il laissera l’enfant choisir la tâche qu’il préfère assumer ou au cas d’un choix commun sur une tâche entre deux enfants, il procédera à un tirage  au sort ou une rotation de tâches entre les enfants.

 

 Le moment de l’exécution des tâches sera clarifié et sans ambigüité  et on doit convenir ensemble des conséquences qui découlent d’un manquement à ce contrat.  Enfin, le parent encouragera son enfant à les exécuter et s’assurera du respect de la règle  suivante : « Les tâches d’abord, le plaisir ensuite. ». Ainsi, on n’ouvre le téléviseur qu’une fois la routine du matin terminée, on s’acquitte du ménage avant d’aller au cinéma.

 

Une fois la tâche accomplie, prenez un moment, regardez votre enfant dans les yeux et dites-lui « Merci de ton aide.  Je suis fier-fière de toi.  Tu dois être fier-fière de toi ? »  La fierté que vous lui permettez de ressentir n’a pas de prix. 

 

Questions de suivi ou de discussion ??

Peut-être pourrions-nous expliquer aux enfants  que si les parents sont aidés dans les  tâches ménagères (cuisine, ménage, lavage), ils seront libérés et plus disponibles pour aller jouer dehors ou à des jeux de société ou encore écouter un bon film sur le sofa collés sur leur enfant ???

 

Qu’en est-il de  l’argent de poche alors  ou de l’allocation hebdomadaire si l’enfant effectue gratuitement certains tâches ???   

 

À suivre…dans le prochain article!!!




Ambassadeurs Éducoeur


15/05/2009 par Brigitte Racine

Enfin une formation intensive pour ceux et celles qui veulent travailler avec moi, verra le jour à l’automne!  Depuis plusieurs années à la fin de conférences ou de formations des personnes viennent me voir et me demande si je forme des gens pour faire équipe avec moi.  La réponse est “Oui” à partir de maintenant.

Le co-créateur de ce site web Jean-Philippe Boudreau, complice d’affaires qui répond à tout moment et avec une rapidité hors du commun  à mes demandes et prières,  m’a suggéré de nommer cette formation “Ambassadeurs Éducoeur” .  Est-ce assez joli à votre goût?  Ce nom m’a tout de suite séduit.   Selon le dictionnaire de la langue française “ambassadeur ” signifie: personne chargée d’une mission.  Cette mission ; transmettre avec coeur la philosophie et les techniques d’Éducoeur et partager nos trucs et astuces dans leur milieu.  J’ai toujours en tête et surtout dans le coeur cette multitude d’enfants qui bénéficient des changements positifs chez leurs parents et éducateurs.

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Je suis heureuse et excitée.  J’ai tellement hâte de connaître ceux et celles avec qui je poursuivre cette mission.  Je ne veux pas passer le flambeau mais je veux que nous soyons plusieurs à le porter afin que plus de parents et d’éducateurs se sentent appuyés et outillés dans leur tâche et que davantage d’enfants puissent s’épanouir et être en mesure dans le futur d’accomplir à leur tour leur mission.

 

Vous vous sentez appelé?  Appellez-nous ou visitez notre site web et cliquer sur “QUOI?”  puis sur “Ambassadeurs”  vous en saurez davantage.

Au plaisir de vous compter parmi nos futurs Ambassadeurs et Ambassadrices!




Désir ou besoin?


02/05/2009 par Brigitte Racine

pleure1L’arrivée d’Alexis en garderie s’exécute tous les matins dans la bousculade et en état de crise. Il est maussade, refuse de collaborer et veut tout décider. Il désire les jouets exclusivement pour lui et réclame d’être le premier en tout. Il monopolise toute l’attention de l’éducatrice nécessitant des interventions constantes pour lui répéter les consignes et les règles. À la maison, Alexis  décide quand se coucher (vers 22h30), comment se coucher (en écoutant un film qu’il choisit) et décide également où il dort (dans le lit de ses parents, couché entre eux deux). Alexis décide des menus et du lieu où se prennent les repas. Lorsqu’ils ont acheté cette nouvelle maison, ils lui ont dit qu’elle était à lui, que c’était « sa » maison. Quand ils n’accèdent pas à ses désirs, Alexis les menace de les mettre dehors de « sa » maison. Ses grands-parents et sa tante Ginette se trouvent récemment toutes sortes de prétextes pour ne plus le garder.

Tous ses désirs étant satisfaits à la maison il est peu préparé à vivre en société. Il n’a pas appris que les autres existent et que parfois les besoins des autres ont préséance sur les siens. Alexis a-t-il vraiment besoin d’avoir tout ce qu’il demande?

Lorsque Laurianne neuf ans, demande un nouveau jeu à ses parents, avant la fin de la semaine elle obtiendra l’objet de son désir.  Récemment ses cours de danse ne la passionnent plus puisque plusieurs sont meilleures qu’elles dans cette discipline. Elle refuse de poursuivre.   Ses parents se sentent impuissants puisqu’être la première, voilà quelque chose qu’ils ne peuvent pas lui procurer.  Pour ne pas la voir déçue, frustrée et peinée, ils décident donc de lui offrir plutôt des cours de danse privés.  Jusqu’où iront-ils pour la voir heureuse?  Quand la laisseront-elle vivre des déceptions, des frustrations, des peines et des deuils?  Plus elle sera âgée, plus l’apprentissage sera difficile.

Lorsque son chat est mort, ses parents se sont empressés de le remplacer pour ne pas la voir souffrir, pour ne pas qu’elle ait de peine.  Pourtant la peine et le deuil font partie de la vie au même titre que la joie et le bonheur. La souffrance, les peines et les deuils font partie intégrante de la vie; protéger Laurianne de cela, c’est la priver d’une partie de sa vie, d’une partie d’elle-même qui va la rendre plus solide, plus humaine et plus sensible aux autres. Veut-on vraiment priver nos enfants de cette réalité, de cette richesse?

Nos enfants ont-ils besoin d’avoir tout ce que les autres ont? Besoin d’être heureux tout le temps? Comme c’est difficile  de refuser un plaisir, un jouet, une permission à nos enfants!  N’est-ce pas dans la nature de vouloir faire plaisir à ceux qu’on aime? Dire “Non” implique des réactions indésirables très souvent.   Plus facile parfois de dire “Oui” que de faire face à une crise, à de la frustration, de la colère, de la peine, de la déception  La peur de ne plus être aimé transforme aussi des “Non” en “Oui”.  Pourtant lorsque je dis “Non” à mon enfant je suis en train de lui apprendre à dire “Non” à ce qui ne sera pas bon pour lui dans le futur;  le modèle étant de tous les temps la plus puissante façon de transmettre des façons d’être et de faire à nos enfants. Il sera capable de mettre des limites et de se faire respecter à son tour.

De nombreux éducateurs me disent “Ce n’est pas toujours évident la différence entre le désir et le besoin.”  Que diriez-vous de connaître mon avis à ce sujet dans un prochain billet?